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Macron: La France ne sera forte et juste que si elle est réconciliée

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Pipe au bec, blonde, talons rouges, un  badge «Macron président» sur le cœur et le drapeau français à la main : jugé sur un ampli en bordure de scène, Marie Hélène, 55 ans, formatrice au conseil régional attend l’entrée d’Emmanuel Macron. Ce jeudi 4 mai, le candidat d’En Marche a tenu son dernier meeting de campagne sur la place Vigan à Albi (Tarn) la patrie de Jean Jaurès. Sur les gradins derrière le pupitre, trois rangées de «marcheurs» attendent sagement l’arrivée de leur champion. Aux premières loges dans le carré VIP devant l’estrade, Martin Malvy l’ancien président PS de la région Occitanie, des élus UDI et PS du département et des people locaux. 5 000 personnes au total selon les organisateurs.

Salué par la foule qui scande son nom, Emmanuel apparaîtLa fatigue de fin de campagne se fait sentir. Décompression. Les coudes posés sur son pupitre le leader d’En Marche lance un «Vous êtes prêts moi aussi. C’est Ici en 1903 que Jaurès a prononcé son discours à la jeunesse […] La République est un grand acte de confiance et un grand acte d’audace, c’est cela aujourd’hui qui est notre défi». Rafales d’applaudissements et de selfies dans le public. Les «helpers» (le nom des bénévoles d’En Marche ndlr) sont aux anges. Tout le monde il est beau, Tout le monde il est gentil. Sans la nommer Emmanuel Macron aligne dans la foulée la candidate du Font National dénonçant son projet «autoritaire, nationaliste, anti européen». La bronca jaillit dans les travées. Gestuelle bien rodée, mécanique des foules : d’un mouvement du bras Emmanuel Macron interrompt les huées, enchaînant sur l’un de ses gimmick de campagne préférés : «Ne les sifflez pas. Votez le 7 mai».

Se posant en rassembleur à l’aube du second tour de la présidentielle, il affirme vouloir «réconcilier ces France qui se regardent en chiens de faïence. J’assume de ne pas choisir entre l’entreprise et le salarié, de ne pas choisir entre l’efficacité et le progrès social, l’un n’existe pas sans l’autre». Un autre couplet sur les «garants» de la démocratie : «les enseignant, les savants et les journalistes rigoureux…». Ses mots claquent comme des slogans. «Réconciliation, transformation, dialogue social, agilité, renouvellement, transmission, dose de proportionnel».  Venu de Saint Afrique (Aveyron), Régine, pédiatre, 63 ans, est «subjuguée» : «C’est la première fois de ma vie que je viens à un meeting. C’est un surdoué de la politique, c’est un humaniste, un visionnaire». Quarante minutes se sont écoulées. Avant de quitter la scène Emmanuel Macron  s’engage «à recomposer, renouveler jusqu’au bout», s’il sort vainqueur des urnes dimanche soir. «Le jour d’après, notre responsabilité sera immense, la France ne sera forte et juste que si elle est réconciliée». «Un vrai discours de victoire», veut croire Marie Hélène.

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