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Alain Delon parle de la rupture avec ses parents

Dans le hors-série que lui consacre « Paris Match », Alain Delon agé de 82 ans revient sur des blessures d’enfance jamais vraiment cicatrisées.

« J’ai compris tôt ce qu’était la rupture, l’abandon et la solitude… » Dans le hors-série exceptionnel que lui consacre Paris Match, Alain Delon revient sur une période délicate de sa vie, le moment où ses parents, Fabien et Édith, décident de se séparer et de placer leur enfant unique dans une famille d’accueil à Fresnes (Val-de-Marne). « Comment comprendre que vos parents se débarrassent de vous quand vous n’avez que 4 ans ? s’interroge aujourd’hui encore l’acteur. Je n’ai jamais vu mes parents ensemble. Mon père d’un côté, ma mère de l’autre. Chacun sur une rive et moi sur une île entre les deux… » À 82 ans, les plaies semblent toujours vives, Delon n’hésitant pas à employer des mots durs pour qualifier la décision de ses parents. « Je n’étais pas leur priorité, reconnaît-il. J’avais 4 ans et ils m’ont viré… »

Plus tard, sa mère Édith refait sa vie avec un boucher de Bourg-la-Reine. Le jeune Delon passe son CAP de charcuterie et s’apprête à embrasser le métier, quand il envoie tout valser à 17 ans, pour devancer son service militaire et s’engager pour l’Indochine. Une décision à laquelle ses parents auraient dû, selon lui, s’opposer. « La majorité était alors à 21 ans, raconte-t-il à Valérie Trierweiler dans l’hebdomadaire. Et mes parents ont signé l’autorisation d’engagement sans hésitation, comme s’ils se débarrassaient de moi encore une fois. Je leur en veux pour cela. On n’envoie pas un gamin de 17 ans à la guerre… 17 ans… Je n’avais que 17 ans ! »

A-t-il réglé ses comptes avec ses parents de leur vivant ? « Non, jamais. Mes parents ne m’ont pas fait de cadeaux, ils le savaient, alors à quoi cela aurait-il servi d’en parler ? J’avais près de 70 ans quand ma mère est morte. Je n’ai jamais voulu remuer le passé, pour quoi faire ? » En revanche, il continue à nourrir une certaine amertume contre eux… « Tous les deux se sont rapprochés de moi quand je suis devenu célèbre, raconte-t-il dans Paris Match. D’un seul coup, ils se souvenaient qu’ils avaient un fils. Ma mère s’est mise à se faire appeler Mme Delon alors que son nom de famille était Boulogne. Elle était devenue groupie et non plus mère. Quant à mon père, il a davantage été présent à la fin de sa vie […] Mais tout ça ne rattrape pas ce que je n’ai pas eu enfant, ce qu’on ne m’a pas donné, l’amour de mes parents. »

Des blessures et des cassures qui, selon lui, ont laissé des traces. « Il y a des vides qui ne se combleront jamais. Et même quand je vivais avec une femme, quand j’aimais une femme, je me sentais seul. J’ai toujours ressenti cela. Cette solitude que je traîne depuis toujours remonte certainement à mon enfance. Je n’avais que 4 ans quand j’ai compris qu’on pouvait être abandonné par ceux que l’on aime le plus. »

Ses relations avec ses propres enfants en ont-elles souffert ? On sait combien les rapports entre Delon et ses fils, Anthony et Alain-Fabien, ont pu être orageux, même si les tensions se sont largement apaisées avec le temps. « Je ne suis pas sûr d’avoir été un bon père pour eux, ni un bon grand-père pour mes petits-enfants. Ai-je été à la hauteur ? Je ne le crois pas… » Et d’évoquer le piège de la célébrité, la difficulté de grandir dans l’ombre d’un père connu. « C’est un poids qui n’est pas facile à porter, juge l’acteur. D’autant plus qu’ils sont dans la profession eux aussi. Pour Anthony particulièrement, cela a été difficile à vivre. Il en a beaucoup souffert. La célébrité isole, elle met de la distance avec tout le monde. Y compris avec ses propres enfants. »

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La créatrice de #Balancetonporc attaquée en justice pour diffamation

La journaliste Sandra Muller, qui a créé le mot-clé #Balancetonporc après le scandale Weinstein, est poursuivie en diffamation par l’homme qu’elle a accusé nommément sur Twitter, a-t-elle annoncé jeudi.

« Eric Brion que je nomme comme l’auteur des propos dégradants dont j’ai fait l’objet (…) a finalement changé de stratégie et a décidé, contre toute décence, de m’amener devant les tribunaux », indique la journaliste basée aux Etats-Unis dans un communiqué posté sur sa page Facebook, précisant qu’une assignation pour diffamation lui a été délivrée.

M. Brion, dont elle a dévoilé le nom dans un tweet le 13 octobre, lui réclame 50.000 euros de dommages et intérêts, des publications judiciaires et 10.000 euros de frais d’avocat.

« Par cette assignation, on voudrait me forcer à me taire », ajoute la journaliste de la Lettre de l’audiovisuel. « J’irai au bout de ce combat avec l’aide de mon avocat et j’espère que ce procès sera l’occasion de porter un véritable débat sur les moyens de lutter contre le harcèlement sexuel ».

Contacté par l’AFP, l’avocat de Sandra Muller, Alexis Guedj, a précisé qu’il s’agissait d’une assignation au fond devant le tribunal de grande instance de Paris, qui a été délivrée le 10 janvier. Soit « trois jours » avant l’expiration du délai de trois mois pour attaquer en diffamation le tweet incriminé, a-t-il ajouté.

Aucune date d’audience n’a encore été fixée.

Dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde daté du 31 décembre, Eric Brion, consultant et ancien directeur général de la chaîne de télévision Equidia, disait « réitérer ses excuses » à Mme Muller, reconnaissant avoir « tenu des propos déplacés » à son encontre « lors d’un cocktail arrosé très tard dans une soirée ».

Il affirmait néanmoins refuser « l’amalgame » entre son « comportement et l’affaire concernant Harvey Weinstein, accusé de viols et de harcèlement sexuel par plusieurs femmes ».

Sandra Muller fait partie des « briseuses de silence » désignées par le magazine Time comme « Personnalités de l’année » 2017.

AFP

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Don de sperme anonyme : « J’espère que la France sera condamnée », estime Arthur Kermalvezen

Don de Sperme : Alors que s’ouvrent jeudi les Etats généraux de la bioéthique, la question du principe de l’anonymat à vie des donneurs de sperme fait fortement débat. Arthur Kermalvezen, qui a retrouvé son géniteur, milite pour le droit de savoir.

Les États généraux de la bioéthique s’ouvrent jeudi 18 janvier et vont durer six mois. Ils doivent permettre l’élaboration d’une loi qui pourrait être adoptée début 2019. Parmi les sujets abordés, l’élargissement de la PMA (procréation médicalement assistée) et la gestation pour autrui (GPA). Durant ces États généraux, il devrait notamment être question du principe de l’anonymat à vie des donneurs de sperme.

La question fait polémique. Arthur Kermalvezen se bat contre ce principe. Cet homme de 34 ans a raconté mardi 16 janvier 2018 sur franceinfo, la façon dont il a retrouvé son géniteur. « J’ai fait un test génétique, ce qui est illégal en France ».
Connaître son ascendant biologique est « vital »

Arthur Kermalvezen mène un combat juridique depuis de nombreuses années car il estime que « la France ne respecte pas depuis 40 ans la convention européenne des droits de l’Homme, et notamment l’article 8 qui dit qu’il est vital pour un individu de connaître son ascendant biologique ». Pour lui, la France est dans l’illégalité.

Connaître son géniteur est à la fois un besoin existentiel, mais aussi médical, estime Arthur Kermalvezen. « Si je n’avais pas fait un test génétique, je n’aurais pas pu savoir que j’ai des prédispositions pour des maladies très importantes », explique-t-il. « Je n’aurais pas pu savoir qu’il fallait que je fasse un test sur telle ou telle protéine qui touche une éventuelle coagulation du sang », précise-t-il. « Cela fait dix ans que je demande aux banques de sperme d’actualiser nos dossiers médicaux ».

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Cyril Hanouna: On accueille tout le monde

Cyril Hanouna banalise-t-il le port du voile islamique en France, comme l’affirment ses détracteurs ? La polémique fait rage sur Twitter. L’animateur star de C8 s’est défendu sur le plateau de son émission « Touche pas à mon poste », lundi 15 janvier.

Les faits remontent au 13 janvier 2017. Ce jour-là, Cyril Hanouna invite une jeune femme voilée à participer à un jeu. Un an plus tard, dimanche 14 janvier, l’écrivain Waleed Al-Husseini, fondateur du Conseil des ex-musulmans de France, partage une capture d’écran de la séquence sur Twitter.

Il dénonce « les tentatives de la banalisation du voile dans l’espace public », ce « symbole de l’islamisation de notre société ». Et il appelle à « dénoncer ces dangereux animateurs sans valeurs ».

« On est juste là pour se marrer »

Bernard de La Villardière, le présentateur d' »Enquête exclusive » sur M6 a partagé le tweet. Contacté par Le HuffPost, lundi 15 janvier, le journaliste, qui a fait l’objet de signalements au CSA après la diffusion d’un reportage controversé sur l’islam en septembre 2016, s’en explique. « Je partage l’avis de mon camarade Waleed Al-husseini », déclare-t-il. « On ne peut pas se dire favorable à l’égalité homme-femme et banaliser le voile qui n’est pas un signe de dévotion mais un instrument de soumission. »

Lundi 15 janvier au soir, dans « Touche pas à mons poste », Cyril Hanouna a répliqué. « Que ce soit des personnes voilées, que ce soit des personnes qui portent une kippa, que ce soit des personnes qui soient petites, qui soient grosses, qui soient handicapées, qui soient noires… Nous, on est juste là pour se marrer et on accueille tout le monde », a assuré l’animateur star de C8. Et d’ajouter sous les applaudissements de son public : « On n’est pas là pour donner des leçons. » (…) Il y a juste un truc qu’on veut pas, c’est les cons. »

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